« Chemins toxiques » de Louis Sachar

Tamaya et Marshall parcourent quotidiennement les 3 kilomètres qui séparent leurs maisons respectives de leur collège privé ensemble. Les deux adolescents aiment  l’école et sont appréciés de leurs camarades. Jusqu’à ce que l’arrivée d’un nouvel élève change la donne. Chad, bad-boy de l’école, prend pour cible de ses railleries le pauvre Marshall. Afin d’éviter une nouvelle confrontation, celui-ci propose à son amie Tamaya d’emprunter un raccourci pour rentrer chez eux en passant par la forêt. Malheureusement, les deux adolescents égarés sont retrouvés par Chad qui les a suivis dans la forêt. Pour s’en débarrasser, Tamaya jette une poignée de boue dans sa figure.

Peu après son retour à la maison, Tamaya développe un urticaire contagieux. Elle comprend avant tout le monde que cet urticaire est dangereux et est à mettre en rapport avec la boue. Elle se met alors  en tête de retrouver Chad qui a disparu et n’est pas rentré de leur « escapade » en forêt. Plus tard, c’est au tour de Marshall de disparaître. Mais quel rapport avec la boue ?

A une cinquantaine de kilomètres de l’école se trouve une ferme où un savant a développé la Biolène, une énergie propre. En fait, il s’agit d’une moisissure qui se développe dans la boue. En modifiant son ADN, il a créé un micro-organisme capable de remplacer le carburant traditionnel. Mais la substance subit une mutation et seules des températures proches du zéro permettent son éradication… Entre-temps, une véritable épidémie s’est déclarée et la région est mise en quarantaine.

Véritable thriller écologique, l’auteur alterne les passages narrant l’aventure des adolescents et les auditions secrètes de la Commission de l’énergie et de l’environnement. Cette succession de chapitres courts fait augmenter le suspense et multiplier les hypothèses. L’adversité permettra aux trois adolescents de tomber les masques et de mieux se comprendre.

« Chemins toxiques » de Louis Sachar, Gallimard Jeunesse, 2016. 

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